Et voilà ! Merci.

Salut tout le monde, Voilà, me voilà en France !

Au final j’ai pédalé Rome – Nice en six jours, pas mal de pluie et surement des plus belles rencontres que j’ai fait de mon voyage. Les Italiens ont été ultra accueillants et heureusement, parce que je me suis bien pelé les couilles.

A Saint Raphael j’ai trouvé la femme de ma vie. Elle s’appelle Fanny, je lui ai demandé de m’épouser.

Merci à vous tous de m’avoir suivit, encouragé, empêché d’aller là où c’était pas malin d’aller, accueillit chez vous, pris dans votre bus/camion/voiture/train ou sur votre moto, offert un café, une bière, votre alcool artisanal qui déchire la gueule, de la bouffe, une nuit dans votre jardin/village/chambre/voiture/camion/bus/parc/parking/plage/hôtel/camping/restaurant/café/bar/rue.

Merci à vous tous, même vous qui lirez jamais ça de toutes façons. Vous êtes évidemment les bienvenus chez moi, si j’y suis. Vous m’avez demandé tout au long de ces 7.000 km pourquoi je faisais ça, on m’a même demandé plusieurs fois si quelqu’un me forçait à le faire. Comme l’a dit mon pote Auré à mon arrivée à Nice: « alors c’est bon t’a fait un p’tit tour ? »

Ouais, des fois faut aller un peu se balader pour faire le point. Alors n’oubliez pas d’aller faire un petit tour quand vous en avez plein le cul.

Que ceux qui tombent sur ce site parce qu’ils veulent aller se perdre en Afrique où ailleurs sur leur vélo n’hésitent pas à me contacter: v.leydet@live.fr.

Toutes les photos sont là: https://photosafrique2014.shost.ca

A la prochaine, et merci. Victor

10906059_10205272875759183_2827541789116858667_n 10428093_858192470868732_3526216825838135395_n

Rome – La Spezia

Saaaaaluuuuttt !

Après mes quatre avions je récupère mon carton défoncé et sors de l’aéroport et SURPRISE Marco est là ! Je passe deux nuits chez Marco, Paola, Luca et Simone puis me fait escorter par Marco et deux de ses potes cyclistes (genre vélos qui font 6 kilos et tout), j’ai du mal à suivre, surtout qu’on se fait 50 km sans s’arrêter, oh les gros tarés.

Mon carton est tellement explosé que j’essaie d’imaginer ce que les mecs ont essayé de faire avec…c’est dégeulasse. En tout cas une plaquette de frein a disparu dans l’histoire…Marco réussi à me trouver un nouvel étrier de frein pour 10 euros et hoopla ! Poppi m’offre un petit sapin de noël que je met à la place de la gourde, un bonnet de père noel que je met derrière et heureusement j’ai toujours les guirlandes de mes luxembourgeoises préférées.

Ensuite depuis cinq jours je fais entre 100 et 120 km, je suis allé à l’hôtel les deux premières nuits et maintenant je campe, il fait pas si froid si je met tous mes habits et que je me momifie la tête avec mon chèche. Les italiens ont tous été ultra cool depuis Rome (450km), j’ai pas payé un seul café, on m’a offert plein de bière et même du vin chaud. J’ai aussi croisé un couple Américano Espagnol qui pédalaient vers Rome, ils étaient marrants !

J’ai pris la pluie avant hier, et la nuit il fait ultra humide du coup toutes mes affaires sont trempées, tout le temps. Je me dope au Doliprane/iboprofène pour tenir jusqu’à La Ciotat mais je crois que j’suis malade! Quand je repense à la Mauritanie ou au Malawi je suis heureux d’avoir très froid là et de plus sentir mes doigt en écrivant sur le clavier !

Bon quand je serais rentré je trierais mes photos et vous les montrerais, parce que vous aimez bien les photos, et ouais je sais.

Hier Fabio, un chauffeur de bus trop cool m’a offert un capuccino, c’est lui en photo sur le banc (je me faisais des pâtes).

J’ai rendez-vous avec mon pote Aurélien (lui aussi il a un chat sur le cul, mais plus timide) à Nice après demain après midi du coup aujourd’hui je triche et je fais 100km de train, jusqu’à Gènes. Ensuite ça va être marrant parce que j’ai fait le même itinéraire en revenant d’Australie il y a deux ans. Bref, pour ceux de La Ciot’ et alentours qui lisent tout ça, le 23 je serais sur le port à boire un demi vers 16h, voilà, bisous tout le monde.

Allez je vous met quelques photos (y’a même Nico bourré à 5h du mat en Californie en bonus)

20141214_092336 20141214_092344 20141214_103009 20141214_103012 20141214_110123 20141214_113849 20141214_113854 20141214_114226 20141214_115729 20141214_134915 20141214_134917 20141214_135341 20141214_135347 20141214_135825 20141214_174227 20141215_121925 20141215_130237 20141215_155256 20141216_105459 20141216_105503 20141216_105511 20141216_105534 20141216_114617 20141216_130107 20141216_130113 20141216_134222 20141216_160518 20141216_163415 20141216_195209 20141216_195215 20141216_195229 20141216_202740 20141217_125858 20141217_155217 20141218_094844 IMG-20141214-WA0000 IMG-20141214-WA0002 IMG-20141214-WA0003 IMG-20141214-WA0004 IMG-20141214-WA0005 IMG-20141214-WA0006 IMG-20141214-WA0007 IMG-20141214-WA0008 IMG-20141214-WA0009 IMG-20141214-WA0010 IMG-20141214-WA0011 IMG-20141214-WA0013 IMG-20141214-WA0015 IMG-20141214-WA0016 IMG-20141214-WA0017 IMG-20141214-WA0018 received_10204154755442590

Promenades en bus – train – avion

Bon bon bon. D’abord oui je sais j’ai rien écrit depuis un mois m’emmerdez pas.

Je vous explique.

Arrivé à Lusaka, le président venait de mourir, du coup tout était fermé, bloqué, et tout…même l’école où j’étais sensé intervenir…fais chier. A Lusaka je me retrouve dans un backpackers où je rencontre Luke, un espèce d’Anglais Gallois Australien qui se balade en Afrique en bus, une personne exceptionnelle. Mais c’est lorsque je m’apprête à me tirer que les deux Suédois (André et Simon) débarquent (je les avais rencontrés à Lilongwe). A partir de ce moment précis je n’ai plus fait de vélo, jusqu’à maintenant (là je suis à Dubai dans un A380 quasiment vide prêt à s’envoler pour Rome).

Pendant plus d’une semaine je fais la fiesta en boite ou dans des bars Zambien avec mes nouveaux potes, puis un matin un peu saouls Luke et moi décidons que nous avons envie d’aller à Cape Town, du coup on dit au revoir à nos Suédois préférés et prenons le train pour le Zimbabwe. Après 17h de train (400km) nous arrivons en pleine forme à Bulawayo, une ville tout à fait fascinante. Très fascinante et un peu flippante, on se casse au bout de quelques heures en bus direction Johannesburg. Re-17 heures après on se retrouve à Johannesburg, on chope la wifi dans la rue et sur mon téléphone à l’écran cassé on se prend deux billets low cost pour Cape Town quelques heures plus tard. Ensuite je trouve une auberge de jeunesse, je dis « bonjour, je met mon vélo là, je reviens dans une semaine, merci ! » et voilà !

Bon Cape Town ça fait rêver pas mal de monde, moi j’ai trouvé ça plutôt ultra chelou…on en parlera au bar.

Retour à Johannesburg, adieux à Luke, emballage de vélo, avion pour Maurice avec escale e 14 heures à la Réunion…et la surprise c’est qu’on me dégage de l’aéroport, parce qu’il ferme la nuit. ahah ! Au retour j’ai carrément loué une voiture pour dormir dedans, c’était moins cher que l’hôtel. 12 jours à l’île Maurice avec mon cousin Pilou qui étudie le management dans l’hôtellerie là bas, on fait 700km de scooter (oui je sais c’est de la triche) tout autour de l’île, on achète deux masques de plongée à Super U et on va voir des poissons trop cool (des bleus, des noir et blancs genre zèbre, des long, des courts, des bleu et blanc et vert…).

Je pars mercredi 18 heure de Maurice à la Réunion, une nuit dans la Ford Fiesta de location, un deuxième vol pour Johannesburg, 9 heures d’attente, un troisième vol pour Dubaï, 4 heures d’attente et au final me voilà dans l’avion pour Rome, et on est vendredi ! Y’a plus qu’à espérer qu’ils ont pas (trop) défoncé mon vélo, si tout va bien le 20 je suis à Nice et le 23 à La Ciotat, bisous tout le monde

Le Malawi !

Ouuuuuuuh le Malawi c’était cool ! De tout là haut et après ma petite semaine sans vélo avec mon amie Jonquil, je m’envoie 140km, pas mal vent de face et pas mal montagneux jusqu’à Mzuzu…quelle idée de merde. Le lendemain impossible de pédaler, mal partout, ahah ! Ce jour là j’arrive pile poil au coucher du soleil, je suis en retard, et je sais pourquoi…j’ai croisé un Breton ! Régis est parti du Cap il y a quelques mois et pédale en direction de la Bretagne, par le Soudan et l’Egypte. Du coup on e’est bu quelques bières pour fêter ça. Arrivé à Mzuzu, à l’auberge Mzoozoozoo, je rencontre Emilie, encore une Bretonne !

Quand je reprend la route pour redescendre au bord du lac à Nkhata Bay, je croise MONSIEUR Jacques Sirat, grande classe, auteur du livre Cyclonomade, sur la route depuis 1993…rencontre plus qu’intéressante, on discute, on prend une photo, on parle de la pluie qu’on vient de prendre sur la gueule, et on se quitte. 10 minutes après dans ma descente je croise un couple Néo Zélandais/Anglais…décidément ils sont un paquet à aller dans l’autre sens ! Ce couple c’est marrant on m’en parle depuis un moment, le mec est rentré dans la meuf avec son vélo en Zambie et lui a défoncé le genoux ! Ils ont fait Londres – Sydney l’année dernière et maintenant ils se font Le Cap – Londres en un an !
Enfin bon bref, je me régale au bord du lac, me fait entre 100 et 140km par jour et arrive assez vite à Lilongwe, la capitale du Malawi (grosse journée de malade pour arriver à Lilongwe). A Lilongwe je revois Carine et Daphnée, infirmières volontaires rencontrées à Nkhata Bay, c’est cool de parler un peu Français des fois, on va se promener, c’est cool. Je rencontre aussi deux personnages très intéressants: Nacho et Manu. Manu est Banquier et Nacho est coordinateur dans l’urgence humanitaire en Afrique et au moyen orient depuis un bon moment (ils ont genre 38 ans je crois), ils sont au Malawi une semaine pour suivre les projets de leur association Movimiento Nambuma Malawi qui bosse auprès des enfants des rues dans un village au Malawi. Discuter avec ces deux mecs m’apprend énormément sur plein de choses, et me donne de quoi réfléchir pour les prochains 1500 km. Grande rencontre.

Je quitte Lilongwe ému de quitter mes nouveaux amis, mais faut y aller !

Et oui, petit changement de programme, je décolle le 27/11 pour l’ile Maurice, je vais voir mon cousin pilou, que j’ai quitté à Marrakech il y a trois mois, et que j’ai quitté aussi en Australie il y a 3 ans pour aller « faire un petit tour de vélo ». Ahaah ! Du coup il me reste 1500 km à faire en 15 jours, un peu tendu, ça va se négocier en vélo/train/stop (j’aime pas le bus) je pense.

De Lilongwe je pédale 140 km jusqu’à Chipata, voilà je suis en Zambie. Les enfants de demandent subitement plus d’argent, les gens ont des coiffures marrantes, me demandent comment je vais en permanence (how are you une dizaine de fois par minute, 8h par jour, + le soir), et la route est particulièrement…tout droit. Comme m’avaient prévenu des touristes Australiens, la route est en travaux une bonne partie du Chipata – Lusaka, du coup je pédale les trois quart et me finis en stop, fatigué. C’est aussi sympa de discuter quelques heures avec « Mister Clean », un genre de monsieur propre mais vivant et avec des cheveux qui sillonne l’afrique de l’est pour nettoyer les magasins.

A part ça:

J’ai oublié de vous dire, avant de sortir de la Tanzanie, un matin, je me suis allumé la musique et quand j’ai relevé les yeux, une roue de camion venait vers moi…oui, un camion avait du mal revisser sa roue, et elle s’est simplement décrochée du camion, pour rouler en plein dans ma gueule. En entendant les gens rire j’ai levé les yeux et pu l’esquiver.

Ca y est, j’ai fait 6000km, et j’ai toujours pas mis de chaussures. Pour fêter ça j’ai acheté des chaussures bleues.

Mes mollets commencent à être vraiment effrayants avec les semaines à 800 km que je me fais.

J’ai enfin trouvé du gaz à Lilongwe, je peux me faire mes pâtes et mon café tranquille !

Je m’excuse de rien avoir écrit y’avait pas vraiment internet, mais là vous allez voir toute les photos et même des vidéos de tous les singes du Malawi.

Voilà les photos et videos de la Tanzanie: https://drive.google.com/folder/d/0BxQ_qWH_xptfVWZWV0ZiYl9iSUk/edit

Et voilà celles du Malawi: https://drive.google.com/folder/d/0BxQ_qWH_xptfR1UybEQ2MWJJRGs/edit

Les vidéos seront en ligne en fin de journée !

Bon j’ai pas vraiment fait de tri (pas du tout en fait)

Bisous !

De Singida au Lac Malawi

Cette semaine, j’ai fait à peu près 100 km tous les jours, c’est à dire qu’il y avait pas grand chose dans le coin ! Après Katesh, j’ai dormit à Singida, qui était en fait la dernière vraie ville avant Mbeya, près de la frontière du Malawi. Depuis que je suis en Tanzanie, 10 jours, je mange exclusivement chips mayai (omelette avec des frites), chapati au petit dèj (des genre de crêpes trop cool) et du thé (dont l’eau est pas totalement potable…!).
Depuis que j’ai quitté le coin touristique de la Tanzanie les enfants arrètent de me demander des ballons et de l’argent. Pauvreté veut pas dire automatiquement mendicité, c’est là où les autres blancs balancent des “cadeaux” par la fenêtre du 4×4 que les gens en redemandent.
De Singida à Itigi, ça a pas été marrant: 40 premiers km vent de face, 40 de montée et 30 de piste ultra défoncée à 18h, avec la peur de me retrouver de nuit sur cette piste ! Mais bon, j’ai réussi c’est cool. Et puis à l’arrivée j’ai bien rigolé avec les mecs au bar qui s’attendait pas à voir arriver un blanc en vélo à fond à 18h30 dans leur bar…
De Itigi j’ai fait l’erreur de ma vie: Fabi et Dani m’avait dit que la route qu’ils avait pris ça avait été un peu de la piste et que je devrais en prendre une autre. Du coup je choisit celle que google maps me désigne comme la plus COURTE pour le Malawi… Les 30km de piste d’hier n’étaient que le début de 500 km de piste pour le Malawi.
Pendant 3 jours j’arrive à faire plus de 250 km de cette piste, mais arrivé à un moment, ma pistasse traverse le Rungwa Game Reserve… Réserve de chasse pour les chasseur de lions, zèbres…
Eh oui ! Vous le saviez pas vous non plus ?! LE pays de la conservation de ces beaux animaux en voie d’extinction a aussi, mais en fait moins la pub, des réserve pour des Français (beaucoup de Français sont clients apparemment), Américains et autre blancs frustrés du cul pour chasser des Lions ! Pourquoi me direz vous ? J’ai demandé à Jonas, mon pote de Rungwa: pour collectionner leur peau et leur crane…Ouah ! Méga bandant !
Arrivé au milieu de ce parc et ayant des tiques (espèce de mouche qui a 2 de tension et qui, avec ses copines, suce mon sang quand je pédale) sur les jambes, l’ambulance du docteur Peter m’embarque “avant que je me fasse bouffer par les Lions”… J’apprend plus tard que la barrière que j’ai passé 40 km avant été sensée être accompagnée d’un Rangers armé qui dormait (qui aurait du m’interdire l’entrée).
Je passe la soirée avec Jonas, un jeune ayant appris l’anglais seul dans son village sans électricité (les gros câbles électriques qui passent, c’est pour les hôtels des chasseur dans le parc) et Peter, le docteur qui m’a embarqué sur ma piste.
Jonas m’explique que si seulement il captait internet ici (genre avec le téléphone), ça changerait sa vie: il pourrait apprendre d’autres langues, plein de trucs, et un jour partir de ce village de merde.
Je rigole bien quand je vois un 4×4 millitaire avec l’autocollant de WWF sur la portière… Ils font quoi les millitaires écolo Jonas ? Ils vont chercher les braconier dans le parc. Et c’est quoi la différence entre les braconiers et les chasseurs Jonas ? Bah les chasseurs ils ont payé l’entrée.
Le lendemain, Jonas me colle dans un bus pour Mbeya, où le goudron revient, à 200 km de piste de là. Les 10h qui ont suivi les 4h de retard du bus ont été des plus intéressantes de ma vie. (En Tanzanie on commence à compter les heures à partir de 6h, donc à midi il est 6h, ca peut porter à confusion…)
D’abord, on est 80 dans un car. Ensuite, on est pas tous assis (10h), j’ai sous ma fesse gauche le moteur (ça brûle), les deux pieds cramés par la chaleur (je suis à l’avant du bus, d’après le chauffeur j’aurais “pas survécu” à l’arrière, sous ma fesse droite le pied d’un mec que ça a pas l’air de déranger, je suis face au coté gauche du bus, les tongs cassés à force de me faire piétiner, et enfin, de temps en temps, “le” bébé du bus. Le bébé du bus, il est minuscule, avec des énorme joues, et quand t’en a marre de l’avoir, tu le fais passer à ton voisin. De temps en temps tu garde le bagage d’une dame aussi. Oui parce que le bus s’arrète à tous les villages, même quand il y en a pas. (c’est peut être pour ça qu’on a mis 10h à faire 200 km…dans le Sahara j’étais plus rapide en vélo).
A 1h du mat on arrive à Mbeya, à 2h j’ai retrouvé l’usage de tous mes membres et surtout mon vélo, je dis aurevoir à tous les passagers, et au bébé.
Le lendemain, direction la frontière ! Les enfants redeviennent hystérique en me voyant…les grandes villes. Grosse grosse montée avant de redescendre direction le Malawi, une nuit à Tukuyu où je rencontre un petit groupe d’Allemands très très sympas, qui m’encouragent, m’offrent une lampe torche (j’ai oublié ma frontale à Moshi) et un cailloux bleu blanc rouge que je dois prendre en photo partout.
Mon arrivée au Malawi (Visa gratos, YEESS !) est fracassante: j’installe ma tente dans un genre de camping au bord du Lac Malawi qui est vraiment putain d’énorme (on voit pas l’autre coté), y’a beaucoup de vent (de face depuis 2 jours). Je vais manger, et là, l’espèce de ventialeur de merde qui fait pas d’air qu’il y a au plafond me tombe entre le bras gauche et l’assiette en me coupant un morceau de bras…réaction africaine du serveur, mort de rire, moi après un blocage d’une minute sur ce ventilateur sur mon poisson, je rigole aussi. Avec le monsieur nous sommes d’accord qu’en afrique il faut faire attention aux ventilateurs et aux camions, pas à l’ébola et aux terroristes…
Le lendemain matin, réveil à 5h du matin (mais je me suis couché à 19h, on est sur le même fuseau horaire que La Ciotat donc il fait nuit à 17h…et jour à 4h), je plonge ma main dans ma sacoche avant, aussi confiant qu’un mec qui plonge sa main dans sa sacoche: assez sur de lui quoi. Et là, AAAH PUTAIN D’BORDEL DE MERDE à 5h du matin…un rat dans mon sac.
Bosco, un des nombreux employés chargés de balayer la terre (activité exclusivement africaine) vient à ma rescousse, met le sac par terre, saisit son balai, tourne sa tête vers moi et me dit…”je vais le battre jusqu’à ce qu’il meurt.”. Oulah Bosco calme toi, ça va…un petit coup de pied dans le sac et le rat se tire, Bosco est un peu déçu mais bon…
D’ailleurs, hier j’ai vu sur la route un monsieur lancer un pavé sur sa vache, je me suis arrété et lui ai gueulé dessus, comme j’ai pu gueulé sur les marocains défonçant leurs ânes à coup de bâton sans raison apparente. Y’a des trucs qui nous dépassent, faut pas chercher à comprendre je crois.
A part ca, depuis la frontière, les Jambo ! se sont transformés en “HEY”, “YOU”, ou “STOP, MONEY MONEY MONEY”, qui viennent des enfants, adultes, hommes âgés. Une seule “généralité” me vient après ces deux mois de vélos en afrique (ouais ça fait deux mois), les femmes sont, depuis 4000km et dans les 5 pays traversés, les plus respectueuses, à l’écoute, souriantes et polies. (Malgrés le fait qu’elles cuisinent, nettoient la « maison », travaillent au champs et s’occupent des enfants)

Mon nouveau porte bagage tient le coup,
Je suis tombé deux fois: une fois en m’enfoncant dans le sable comme un con les pieds coincés dans les cales pieds en voulant éviter un trou en chassant les mouches et en faisant coucou, la deuxième en me jettant dans le fossé pour éviter un bus.

Faut que j’arrête de dire coucou, ça veut dire poulet.

Je suis à mi-chemin, encore 4000 km !

Me voilà au bord du Lac Malawi, dans un petit hôtel (petits chalets sur la plage) dont les profits vont à l’ONG du coin, il fait bon, c’est joli, calme, je me demande dans combien d’années les jet ski vont débarquer pour foutre le bordel.
image

Photos, vidéos: https://drive.google.com/open?id=0BxQ_qWH_xptfMW1qNjJUbzlIWDQ&authuser=0

 

Moshi – Arusha – Makuyuni – Babati – Katesh – Singida

Salut !

J’ai donc pédalé 80km pour voir le Kilimandjaro, je ne le vois pas à cause des nuages, demi tour. De retour à Arusha, je tombe par hasard sur un super backpacker (auberge de jeunesse) où je rencontre un Américain, un Allemand, trois Allemandes et une Israélienne. Je passe une bonne soirée c’est cool, le lendemain je me tire à 10h de cet hôtel de rêve avec le petit dèj et tout et … je sors à fond d’Arusha pour faire le malin en doublant les voitures de touriste et explosé mon porte bagage sur un dos d’âne. Je réussi à le faire tenir plus ou moins (une semaine quand même) et atteint Makuyuni. A Makuyuni, c’est pas trop la fiesta, c’est juste la bifurcation pour aller voir le gros cratère de Ngorongoro, et la dernière fois que je verrais des touristes puisqu’après ils y vont pas y’a plus d’animaux. Je dors dans un hôtel particulièrement merdique, j’aurais mieux fait de camper dans la brousse ce soir là.

Le lendemain matin, comme d’habitude dehors ça gueule et la musique est déjà à fond (5h30), je bois donc un café et me tire. Quand je vois un panneau parc Tarangire (éléphants et tout) à 7km à gauche je me dit allez on essaie ! 7 km de piste défoncée après je me retrouve bloqué à l’entrée du parc par les rangers: « you are gonna be the lunchbox of the elephant ». Ok, je pose donc le vélo et demande à toutes les voitures qui passent si elles veulent bien m’embarquer pour balader dans le parc…et ben non. La plupart des réponses que j’aurais c’est « it’s private ».

(Attention les enfants on ne regarde pas:) Allez vous faire foutre.

J’aime pas trop les trucs private. Au bout d’un moment on me colle un téléphone sur l’oreille (ça fait 3 heures que je suis par terre devant le parc, j’ai faim) et ça fait:

-« hey my friend » (déjà il est mal parti lui) « how are you, with me 300 dollars for game drive in the parc ! »

Ahaah la grosse blague tu crois que je vais te filer 300 balles pour promener 2 heures en voiture ???

« Combien tu veux payer ? »

Bah 50 euros…Déjà pour deux heures de voiture (+50 dollars d’entrée dans le parc), ça fait déjà 100 euros les deux heures c’est pas mal non ?

Et là il me raccroche au nez…je me met à gueuler, renvoyer le téléphone sur le mec et je pars à fond sur mon vélo me refaire les 7 km de piste…les enfants me courrent après en me demandant de l’argent, un ballon ou une voiture…je crève. Pour la première fois de mon voyage (3500 km).

Arrivé au bout de la piste (et aussi au bout du rouleau) je fais très vite 40 km jusqu’à un panneau avec écrit « machin truc TENT quelque chose », je me dit allez on va essayer de camper…arrivé au bout de la piste je suis au milieu des zèbres et des gnous, c’est trop beau, mais c’est hors de prix (c’est un hôtel pour les gens en lune de miel genre). Au final on s’arrange, et je reste deux nuits (dont une où je dors avec les guides (les conducteurs des voitures ultra chère qui ont pas voulu m’embarquer dans le parc).

Tout le monde est ultra gentil, on m’offre bières, eau et surtout bouffe d’hôtel trop bonne (j’ai même mangé du fromage).

Je reprend la route, ou plutôt la piste (voir vidéo) en pleine forme direction Babati, où il est prévu que je croise deux Allemands en vélo !

Et oui, 40 km après je les croise ! Les Tapinambur ! (voir vidéos) on rigole bien, on boit beaucoup de bière, fume beaucoup de cigarettes, et on comprend très vite qu’on va camper là où on s’est rencontrés !

Fabi et Dani ont acheté leurs vélos en Nouvelle Zélande, on pédalé de Los Angeles à Buenos Aires et pédalent de Cape Town à Nairobi pour décoller pour Istanbul d’où ils pédaleront jusqu’à Berlin, chez eux. On prévoit donc peut être de pédaler ensemble en Italie !

Au coucher du soleil nos trois tentes sont là, au milieu de la brousse, on fait un feu, ils m’offrent du thé, et on se quitte le lendemain après avoir échangé nos itinéraires et s’être filé des conseils. Une rencontre très émouvante !

Le lendemain, 90 km pour atteindre Katesh, puis autant hier pour atteindre Singida d’où je vous écris !

Hier, Christian, un professeur d’anglais m’a invité à manger des pâtes dans un village (on a marché un quart d’heure dans la brousse pour trouver).

Hier, j’ai changé mon porte bagage arrière, on va voir ce que ça donne mais je suis pas sur que ça tienne longtemps.

J’ai re-crevé avant hier.

Je pédale entre 1400 et 2100 mètres d’altitude, ça réveille.

3600 km au compteur (non je déconne, j’ai plus de compteur depuis une semaine)

Bisous bisous !

https://plus.google.com/photos/103325389854239277657/albums/6069542778926505505?authkey=COi2_YDuopfseg